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Cet article a été publié dans le n°26 du Flash Social, webzine mensuel à destination des chefs d'entreprise qui souhaitent rester informés et au fait de l'actualité en matière de droit social et de gestion des ressources humaines. Des infos, des astuces et des conseils chaque mois dans votre boîte mail.

Les mesures MACRON suite au mouvement des « gilets jaunes »

Emmanuel Macron a dévoilé le jeudi 25 avril dernier les mesures qu'il compte prendre pour faire face à la crise révélée par le mouvement des "gilets jaunes". Pas d'allongement de la durée du travail, pas de nouvelle suppression d'un jour férié, pas de report de l'âge légal de départ à la retraite, mais une nouvelle augmentation de la durée de cotisation.


Lors d'une conférence de presse en présence de près de 300 journalistes, Emmanuel Macron a enfin levé le voile sur les mesures décidées, après plusieurs semaines de débat dans toute la France, pour répondre à la crise des gilets jaunes. Les principales orientations ont été annoncées lors de propos liminaires qui ont duré près d'une heure, mais aussi en réponse aux questions posées par les journalistes présents dans la salle.

Pas d'allongement de la durée du travail, ni de suppression d'un jour férié

Le Président de la République a commencé par rappeler ce qui avait été fait en matière de travail. "Nous avons adopté plusieurs réformes essentielles sur le travail dès le début du quinquennat", ainsi "qu'une politique résolue d’aide aux entreprises pour les aider à embaucher".

Revenant sur les pistes qui avaient circulé précédemment à son intervention - allonger la durée du travail ou supprimer un jour férié - Emmanuel Macron a apporté des précisions. "Il faut aussi travailler davantage. Rapporté à la vie et à l’année, on travaille moins que les autres pays de l’OCDE. Comment le faire ? Travailler plus dans la semaine ? On a renvoyé la question à la négociation dans l’entreprise et dans la branche. Je crois à cette méthode. Et on a défiscalisé et désocialisé les heures supplémentaires. C’est un changement qui se traduit par plus de richesses produites, et plus de salaire". Il a ensuite rejeté la piste de la nouvelle suppression d'un jour férié. "Je ne suis pas favorable à la suppression de jours fériés. C’est d’une complexité abyssale pour tout le monde", faisant ainsi référence au lundi de Pentecôte.

Pas de report de l'âge légal de départ à la retraite

Pas question non plus de reporter l'âge légal de départ à la retraite. "Je me suis engagé à ne pas le faire. On laisse l’âge légal à 62 ans car on engage une réforme beaucoup plus ambitieuse et profonde. Et tant qu’on n'a pas réglé le problème du chômage de masse dans notre pays, ce serait hypocrite de reporter l’âge légal, quand on n'arrive déjà pas à finir sa carrière en emploi. On doit d’abord gagner la bataille du plein emploi. Mais on peut allonger la durée de cotisation. De nombreux salariés partent à la retraite non pas à 62 ans, mais 63 ou 64 ans pour ne pas avoir la décote. On peut allonger la durée de cotisation, mais dans une situation de libre choix".

Des discussions avec les partenaires sociaux sur le travail

Emmanuel Macron a aussi souligné des dysfonctionnements quant à l'accès à l'emploi. "Quand on travaille dans une petite ville de province, nous n’avons pas pensé les politiques pour accompagner le jeune dans sa recherche. Pour les familles monoparentales, nous n’accompagnons pas non plus les parents pour les problématiques de garde. Il en va de même pour les problématiques d’offres d’emploi éloignées du domicile. Je souhaite que les partenaires sociaux travaillent sur le sujet et apportent des solutions pratiques d’ici l’été. Le Premier ministre doit réunir l’ensemble des parties prenantes pour une mobilisation générale pour le travail et l’emploi. Nous sommes en train de réinventer la place des partenaires sociaux dans les entreprises et les territoires. C’est le sens de la mobilisation générale que je viens de lancer". Le président compte-t-il relancer les conférences sociales, chères à François Hollande, ou fait-il simplement référence aux discussions qui ont déjà commencé sur la mobilité des salariés ?

S'agissant de la réforme de l'assurance chômage, Emmanuel Macron souhaite "la réforme la plus ambitieuse possible de notre régime d’assurance chômage dès cet été". Un calendrier qui n'est pas sans susciter des interrogations car le gouvernement avait fixé des échéances très serrées aux partenaires sociaux pour négocier un nouvel accord.

Pérennisation de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat

"Il faut aussi que le travail paie, a complété Emmanuel Macron. Nous avons déjà fait beaucoup en décembre, il nous faut aller plus loin. C’est une meilleure association des salariés aux bénéfices, que nous avons déjà adoptée par la loi Pacte. 

C’est aussi la répétition, cette année, de la prime exceptionnelle non fiscalisée et exonérée de charges sociales au bénéfice des salariés pour les entreprises, si elles décident d’apporter 1 000 euros de plus".


Enfin, sur ce sujet, le Président de la République est revenu sur une décision antérieure. "Dire que le travail paie, c’est aussi dire que le travail qui a été fait doit payer. C’est pourquoi au 1er janvier prochain je veux que nous réindexions toutes les retraites de moins de 2 000 euros. Plus aucune retraite ne sera sous-indexée (à l’inflation) à partir du 1er janvier 2021".

Des citoyens au CESE

Emmanuel Macron a aussi abordé d'autres questions susceptibles d'impacter le champ social.

D'une part, la suppression de certaines niches fiscales."Comme nous baissons fortement l’impôt sur les sociétés, il y a des niches fiscales que nous pouvons supprimer pour les entreprises. Et nous devons travailler plus. La France travaille beaucoup moins que ses voisins".

D'autre part, la réforme du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sera complétée par le Conseil de la Participation Citoyenne. Ce dernier sera composé de 150 citoyens tirés au sort. "Il faut mobiliser l'intelligence collective de manière différente", a justifié le président de la République.

Reste maintenant à concrétiser ces annonces …

Ecrit par Laurent Guyon, Responsable du Pôle Social, cet article est paru dans le Flash social de mai 2019.

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