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Cet article est paru en novembre 2019, dans le n°13 de l'EntrePreneur, l'actualité du chef d'entreprise.

Peut-on encore réduire son impôt sur le revenu ?

Les dispositifs permettant de réduire son impôt sur le revenu ne sont pas à la mode en période de gestion raisonnée des comptes publics. 
 
Les avantages fiscaux accordés par l’Etat reflètent une volonté de soutenir un pan de l’économie ou un secteur d’activité, souvent avec une vocation sociale.
 
Il faut retenir que, même si l’enveloppe fiscale est identique, chaque produit, chaque promoteur immobilier ou gestionnaire de fonds est différent et mérite d’être analysé par un professionnel de la gestion de patrimoine.
On peut tenter de réduire son impôt en investissant, mais également investir sans alourdir son impôt… Explications.
 
1- Qui peut investir pour réduire son impôt ?
Tout contribuable résidant en France et payant de l’impôt sur le revenu peut théoriquement le réduire. Il faut toutefois avoir un certain niveau d’impôt et de trésorerie disponible pour investir, et bien mesurer les risques de redressement lorsqu’il y en a (revente d’un bien avant la fin de l’engagement de détention, travaux non éligibles et donc non déductibles, absence de location d’un matériel rendant un dispositif sans objet, etc.).
Raisonnez, en matière de construction de patrimoine dans le même esprit que la pyramide représentant la hiérarchie des besoins du psychologue Abraham Maslow. 
 
Assurez-vous d’avoir 3 à 6 mois de revenus minimum devant vous en liquidités mobilisables rapidement tout d’abord ; puis, d’avoir couvert les besoins moyen terme de la famille (comme les études des enfants selon leur âge bien entendu, un mariage à financer, des travaux importants dans la résidence principale, etc.) ; et enfin, d’avoir anticipé les cas de coups durs (prévoyance en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité par exemple, ou droits de succession que vos enfants auront à régler, et qui ne sont pas à négliger, le barème progressif des droits allant jusqu’à 45% du patrimoine…).
Examinons comment votre patrimoine a été construit jusqu’ici, et les grands équilibres entre le financier et l’immobilier, le niveau de liquidité, l’horizon d’investissement, et vérifions tous les fondamentaux avant d’investir.
 
Ca y est, vous êtes prêts !
 
2- Quels sont les dispositifs permettant de réduire son impôt ?
En préambule, précisons que nous ne reprenons pas ici toutes les conditions d’éligibilité et d’engagement de durée de détention, mais uniquement le calcul des réductions d’impôt offertes par ces dispositifs.
 
Vous pouvez décider de faire un don à des organismes d’intérêt général ou reconnus d’utilité publique (réduction d’impôt de 66% du montant versé dans la limite de 20% du revenu imposable), ou à des organismes d’aide aux personnes en difficulté (75% du versement dans la limite de 537€, au-delà de ce montant, c’est la réduction précédente qui s’applique).
 
Sachez que vous pouvez bénéficier de différents crédits d’impôt en faveur de la transition énergétique, en réalisant, chez vous, des travaux visant à économiser de l’énergie (chauffage du logement et de l’eau, isolation par le sol, les murs ou le toit, borne de recharge d’un véhicule électrique…).
 
Il est également possible d’investir dans le secteur financier pour réduire votre impôt, à travers différents produits :
  • « FCPI / FIP » : investissement dans des fonds qui prennent des participations dans des sociétés, il s’agit de capital-risque (réduction d’impôt de 18% du montant investi net de frais de souscription dans la limite de 12 000€ / an pour une personne seule, et du double pour un couple soumis à imposition commune, soit 2 160€ ou 4 320€)
  • « SOFICA » pour soutenir la production audiovisuelle (réduction de 30, 36 ou 48% de l’investissement limité à 18 000€ / an, et à 25% du revenu net global)
Ces deux produits n’offrent aucune garantie en capital, et ce dernier peut être réduit à peu de choses à la fin de l’engagement de détention en fonction des performances du produit… ou bien révéler de bonnes surprises.
 
  • « Investissement au capital des PME », et notamment dans une coopérative lyonnaise, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, la « SCIC 3 colonnes » : sa vocation est d’aider les personnes âgées à faire des travaux chez elles et à être maintenues à domicile pour mieux vieillir. Vous récupérez votre capital au terme de l’engagement de détention et avez une réduction d’impôt de 18% de votre investissement avec un maximum de versement de 50 000€ pour une personne seule et le double pour un couple soumis à imposition commune.

 

  • « Girardin industriel » : investissement dans des sociétés achetant et louant du matériel à des entrepreneurs situés dans les départements, régions et communautés d’outre-mer. Il ne s’agit pas d’un investissement qui a une rentabilité annuelle, mais du paiement de l’impôt en avance avec une réduction, comme un placement court terme de sa trésorerie en quelques sortes. Il faut veiller à travailler avec des opérateurs sérieux et assurés, et ils sont rares.

 

On peut aussi investir en immobilier. Bien entendu, nous ne le rappellerons jamais assez, mais investir en immobilier suppose de s’engager sur du long terme (plus de 10 ans, en raison des frais de notaire à l’entrée notamment), et de ne pas avoir besoin de ses liquidités rapidement, ou de pouvoir s’endetter sereinement le cas échéant.
Il convient de toujours valider l’emplacement, c’est-à-dire la qualité de l’adresse, de la construction, le marché locatif, le degré de facilité de la revente, et la solidité du gestionnaire pour les résidences meublées gérées par un professionnel.
 
  • Pour les vieilles pierres à sauvegarder, on peut citer, le « Malraux » (réduction pouvant aller jusqu’à 30% du montant des travaux, dans la limite de 400 000€ sur 4 ans) et le « Monuments historiques » (les travaux de restauration sont déductibles à 100% du revenu global).

 

  • Pour l’immobilier neuf, la loi « Pinel » (qui a fait suite aux Périssol, Robien, Borloo, Scellier, etc.), permet de réduire son impôt à hauteur de 12 à 21% sur 6 à 12 ans, d’un investissement de 300 000€ maximum (au-delà, la réduction ne s’applique plus) ; et le « Censi-Bouvard » (résidence étudiante, EHPAD) apporte une réduction d’impôt de 11% répartis sur 9 ans, d’un investissement meublé de 300 000€ maximum.

 

Attention au plafonnement global des niches fiscales de 10 000€ par an, dans lequel entrent un très grand nombre de réductions et crédits d’impôt (frais de garde des jeunes enfants, femme de ménage…). Soyez vigilants !
Parmi les dispositifs ci-dessus, le « Malraux » et le « Monuments historiques » n’y entrent pas. Les « SOFICA » et le « Girardin industriel » ouvrent quant à eux un plafonnement de 18 000€ par an.
 
3- Peut-on investir sans alourdir son impôt ?
Retenons qu’il ne faut pas se laisser aveugler par un avantage fiscal, qui peut être grignoté par les revenus fonciers que le bien génère, ou encore amputer votre capital du fait des risques pris sur cette épargne investie. Le tout est d’investir en conscience, de bien comprendre le fonctionnement du produit, et de s’assurer que les fondamentaux sont respectés.
 
Pensons donc aussi aux dispositifs permettant de baisser l’assiette de ses revenus tout en se constituant une épargne (cas du « PERP » qui continue à exister à côté du nouveau « PER », plan d’épargne retraite issu de la loi Pacte).
 
Et n’oublions surtout pas le « LMNP » (loueur en meublé non professionnel) qui permet de se constituer des revenus issus d’un bien immobilier loué meublé, nets de fiscalité durant de nombreuses années (surtout si l’investissement est fait à crédit), grâce à l’amortissement du bien. Pour le même bien, ce dispositif est beaucoup plus intéressant économiquement sur la durée que le Censi-Bouvard (avec réduction d’impôt mais pas d’amortissements). Faites bien vos calculs.
 
N’hésitez-pas à contacter les équipes de Phoenix Gestion Privée pour en savoir plus !
 
Ecrit par Maud Escoffier, Gérante, Phoenix Gestion Privée, cet article est paru dans l'EntrePreneur l'actualité du chef d'entreprise de novembre 2019.
 
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